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Période d'essai en alternance : comment ça marche vraiment ?
En apprentissage, il n'y a pas de « période d'essai » classique : à la place, le contrat peut être rompu librement par toi comme par l'employeur pendant les 45 premiers jours de formation pratique en entreprise (consécutifs ou non). En contrat de professionnalisation, c'est différent : comme il s'agit d'un CDD ou d'un CDI ordinaire, c'est la période d'essai de droit commun qui s'applique. Autrement dit, ta situation dépend d'abord du type de contrat que tu as signé.
Voici, concrètement, ce que dit la loi pour chacun des deux contrats, ce que tu peux faire pendant cette période et ce qui change une fois qu'elle est passée.
Apprentissage : les 45 premiers jours en entreprise
Le contrat d'apprentissage ne fonctionne pas comme un CDD ou un CDI classique. L'article L6222-18 du Code du travail prévoit une période initiale particulière : le contrat peut être rompu par l'une ou l'autre des parties jusqu'à l'échéance des 45 premiers jours, consécutifs ou non, de formation pratique en entreprise.
Deux points sont décisifs pour bien compter ces 45 jours :
- Ce sont des jours de présence en entreprise, pas des jours calendaires. Le temps passé au CFA (centre de formation) ne compte pas. Comme l'alternance alterne entreprise et cours, il te faut donc souvent bien plus de 45 jours de calendrier pour atteindre 45 jours de formation pratique.
- « Consécutifs ou non » : si un arrêt (maladie, par exemple) suspend ton contrat, les jours de suspension ne sont pas décomptés. Le compteur reprend ensuite là où il s'était arrêté.
Pendant ces 45 jours : une rupture libre
C'est la grande spécificité de l'apprentissage. Pendant cette période initiale, toi comme ton employeur pouvez rompre le contrat librement, sans avoir à donner de motif. La rupture doit simplement être constatée par écrit et notifiée aux organismes concernés (le CFA et l'opérateur de compétences notamment).
En principe, cette rupture pendant les 45 jours ne donne lieu à aucune indemnité, sauf si ton contrat prévoit expressément le contraire. C'est l'équivalent, pour l'apprenti, de la souplesse d'une période d'essai : de part et d'autre, on peut se rendre compte que ça ne colle pas et arrêter simplement.
Contrat de professionnalisation : la période d'essai de droit commun
Le contrat de professionnalisation, lui, est un CDD ou un CDI ordinaire. Il n'y a donc pas de régime spécial des « 45 jours » : c'est la période d'essai de droit commun qui s'applique, exactement comme pour n'importe quel salarié.
- Si ton contrat de pro est un CDI : la période d'essai suit les durées légales du CDI (de l'ordre de 2 mois pour les employés et ouvriers, davantage pour les techniciens et cadres), renouvellement éventuel compris.
- Si c'est un CDD : la période d'essai est plus courte et calculée en fonction de la durée du contrat (à raison d'un jour par semaine, dans une limite légale).
Pendant cette période d'essai, chacune des parties peut mettre fin au contrat en respectant un délai de prévenance, sans avoir à se justifier. Les durées exactes dépendent de ta catégorie professionnelle et de la durée du contrat : vérifie-les sur service-public.gouv.fr. Pour bien comprendre ce qui distingue les deux contrats, vois notre guide apprentissage ou contrat de professionnalisation.
Après la période d'essai : une rupture bien plus encadrée
Une fois la période initiale passée, on ne rompt plus « librement », dans les deux types de contrats.
En apprentissage, après les 45 jours, la rupture n'est possible que dans des cas précis : accord écrit signé des deux parties, force majeure, faute grave, inaptitude constatée par le médecin du travail, ou obtention du diplôme (avec un préavis). Si c'est toi qui veux partir, tu dois d'abord saisir le médiateur de l'apprentissage puis en informer ton employeur, la rupture ne prenant effet qu'après un délai.
En contrat de pro, une fois la période d'essai terminée, les règles de rupture sont celles du CDD ou du CDI classique (rupture anticipée très encadrée pour un CDD, procédure de licenciement ou de démission pour un CDI).
On ne détaille pas ici toutes ces procédures : elles sont expliquées pas à pas dans notre guide dédié rompre un contrat d'alternance.
Tes droits pendant cette période
Que tu sois en apprentissage ou en contrat de pro, la période d'essai (ou les 45 premiers jours) ne réduit en rien tes droits de salarié : tu es rémunéré selon la grille de l'alternance, tu es couvert par la protection sociale et tu comptes dans les effectifs. Pour savoir combien tu dois toucher, vois notre guide du salaire en alternance 2026.
À retenir
La période d'essai en alternance dépend de ton contrat. En apprentissage, pas de période d'essai classique : rupture libre des deux côtés pendant les 45 premiers jours de formation pratique en entreprise (jours de présence, hors CFA), puis un cadre strict. En contrat de pro, c'est la période d'essai de droit commun du CDD ou du CDI. Dans tous les cas, tes droits de salarié restent entiers.
Disclaimer (juillet 2026) : les règles citées sont celles vérifiées en juillet 2026 sur les sources officielles (Code du travail art. L6222-18, service-public.gouv.fr). Le droit du travail évolue et les durées peuvent varier selon ta situation. Vérifie toujours ta situation précise sur service-public.gouv.fr avant toute démarche, et rapproche-toi de ton CFA ou du médiateur de l'apprentissage en cas de doute.
Questions fréquentes
Y a-t-il une période d'essai en apprentissage ?
Comment se comptent les 45 jours de la période d'essai en apprentissage ?
Quelle période d'essai pour un contrat de professionnalisation ?
Peut-on rompre librement un contrat d'apprentissage pendant les 45 jours ?
Que se passe-t-il après la période d'essai en alternance ?
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